IF YOU ASK ME Libby escalade l'Hymalaya à dos de Brad


Mein Hair

BRAD PITT ET SEPT ANS AU TIBET DÉCRIVENT LA VOIE VERS LA LUMIERE DANS LE SHOW-BIZ
     JE SUIS FIÈRE DE DIRE QUE MON ADORABLE FILS DE 8 ANS, Mitchell Shawn, est inscrit en deuxième année à la très fermée Ecole Trump-Sony pour les enfants qui pigent les médias, avec une bourse partielle Golden Globe, qu'on lui a accordée après qu'il ait pu mettre en parallèle la stratégie de carrière de George Clooney pour passer de la célébrité des séries Télé à celle du cinéma et celle de Shelley Long, en relevant que Shelley avait fait l'erreur fréquente de le tenter en passant à une comédie romantique à propos de sperme congelé. On enseigne uniquement à Trump-Sony des sujets en regard de leur aspect dans les longs métrages et autres produits de distraction, et Mitchell Shawn vient de gagner une place dans l'équipe de débats junior pour défendre les livres de Paul Reiser comme de la littérature dans la tradition de Twain, Bombeck, et Art Linkletter.
     Ce mois-ci, Mitchell devait étudier Sept Ans au Tibet pour son programme d'étude indépendante des défis de marketing. Ce film est avec Brad Pitt, ce qui est un plus pour les médias, mais il joue une personne dont on vient récemment d'apprendre qu'il avait été nazi; Mitchell a comparé cette situation au fait de découvrir que Mary Poppins avait en fait kidnappé et tué le bébé Lindbergh. J'ai fait remarquer que Heinrich Harrer, la personne que joue Brad, n'avait jamais participé à des atrocités, mais Mitchell a relevé fort à propos, que cela ne faisait toujours pas de lui un invité idéal pour Rosie, même s'il acceptait de lire à haute voix son livre de jeux de mots de gosses [celui de Rosie] ou de jouer avec les objets de collection Hogan's Heroes de Rosie à l'antenne. Mitchell et moi sommes allés voir Sept Ans ensemble, et je pense que nous avons appris beaucoup tous les deux; le manuel de Mitchell, co-écrit par Mary Hart et Leonard Maltin, avait déjà prévenu les stars à propos des personnages appelés Heinrich.
     Quand le film commence, Brad quitte sa femme enceinte pour une expédition d'alpinisme; pendant tout le film, les cheveux de Brad sont d'un blond si éblouissant que, comme dit Mitchell, sa frange savait qu'il était nazi avant lui. Brad parle anglais avec un léger accent autrichien, comme s'il était le jeune homme au pair d'Arnold Schwarzenegger, et tous les autres acteurs emploient un léger accent du pays d'où vient leur personnage. Je me suis servie de ça comme une leçon de fraternité pour Mitchell, en citant le précédent d'Elizabeth Taylor, qui avait clairement décidé de ne pas parler l'égyptien ancien dans Cléopatre pour que les spectateurs américains ne se sentent pas exclus. La Deuxième Guerre Mondiale éclate, et Brad est arrêté et jeté dans un camp de prisonniers en Inde Britannique, d'où il essaie de s'échapper bien des fois, il finit par être tellement frustré qu'il attrape une barrière de barbelés à mains nues et se balance d'avant en arrière. Mitchell a astucieusement inclus cette activité dans sa liste de courageuses automutilations des stars de cinéma, qui inclus Sylvester Stallone retirant une flèche de sa poitrine dans Rambo et Arnold recousant son bras dans Terminator. Dans la vie réelle, seules les adolescentes cliniquement déprimées ont tendance à se mutiler, mais sur le beau mec qu'il faut, c'est plutôt sensass.
     Brad se fait jeter dans une sorte de sauna, mais durant ses années en camp de prisonnier ses cheveux conservent leur lustre platiné et leur ondulation néo-Bridesheadienne d'écolier, car, comme a deviné Mitchell, le compagnon de couchette de Brad était probablement le jeune Vidal Sassoon. Rester merveilleusement soigné en prison est aussi une fière tradition hollywoodienne, du chatoiement de Sundance de Robert Redford dans Brubaker au bronzage Waikiki de Stallone dans Lock Up; Mitchell a remarqué que les stars ne sont branchées par la pâleur et l'émaciation que quand ils sentent une marche forcée ou une maladie mortelle à Oscar et mettent la main sur la vidéo d'entraînement à la maison fumer et gaspillage de Jeremy Irons. Brad finit par s'échapper en mettant des haillons, se noircissant le visage et se faisant passer pour un ouvrier Mitchell a noté que cette évasion était encore une situation qui aurait put être ruinée par les paparazzi. Brad et un autre évadé, joué par David Thewlis,traversent l'Asie à pied jusqu'au Tibet, et tout le long Brad tient un journal dans lequel il mentionne constamment combien son fils qu'il n'a jamais vu lui manque; ces notes indiquent que les explorateurs vraiment sensés gardent toujours à la fois un œil sur la survie dans les régions sauvages et la continuité de la narration. Comme a observé Mitchell, il n'est pas simplement important d'atteindre le Tibet mais aussi de maintenir un arc de personnage(?).
     Après des accrochages avec les seuls Tibétains qui semblent avoir évité d'apprendre l'anglais avec un léger accent, Brad et son copain atteignent La Cité Interdite, où le jeune Dalaï Lama solitaire vit dans son palais. Le Dalaï Lama est un petit garçon absolument adorable qui gouverne assis les jambes croisées au sommet de son trône-lit surélevé et parle de sa maman en l'appelant la "Grande Mère." J'ai serré Mitchell dans mes bras et je lui ai dit, "Ajoute une télécommande, une boîte de Cheerios, et un sweat-shirt Diesel, et tu pourrais être le Dalaï Lama de la 73e rue Est." C'est là que les choses ont commencé à devenir un peu cinglées: Mitchell s'est mit à s'identifier complètement avec le Dalaï Lama, et a demandé pourquoi il ne pouvait pas avoir son propre appartement royal et pourquoi ma tête était plus haute que la sienne. Et il a prétendu que si jamais j'essayais de le priver de sortie pour avoir utilisé ma carte de crédit pour commander par téléphone des macadamia brittle, il ferait parler Richard Gere et Harrison Ford en sa faveur. Il a préeacute;tendu qu'il était en fait un Enfant Doré destiné à apporter la paix et la compréhension à la planète, comme un pape plus convivial; j'ai répliqué que tout ça pouvait attendre sa bar mitzvah, ou que son thérapeute décide la Ritaline n'était plus nécessaire.
     Dans Sept Ans, Brad se lie avec le Dalaï Lama, il construit une salle de cinéma pour lui, le console quand les méchants Communistes chinois envahissent le Tibet et se mettent à brûler les monastères bouddhistes, à ce moment Mitchell a chuchoté la devise de l'école Trump-Sony : "L'Histoire n'arrive qu'aux stars." Brad quitte finalement le Tibet et est réuni avec son fils âgé à présent de sept ans. Il donne au garçon du Dalaï Lama, un article où il y avait probablement une étiquette disant MON PÈRE A PASSÉ SEPT ANS AU TIBET ET TOUT CE QUE J'AI EU C'EST CETTE BOITE À MUSIQUE USÉE. Dans le grand héritage cinématographique des mecs blanc mignons rencontrant d'autres cultures, l'aventure de Brad aurait pu être appelée Danse Avec le Dalaï ou La Cité Interdite : Que M'as-Tu Apporté?
     Pour ce qui est du problème nazi, Mitchell a proposé plusieurs alternatives de marketing : D'abord, évoquer la possibilité que certains personnages dans des films en compétition [pour l'Oscar(?)] comme Soul Food ou The Full Monty pourraient aussi secrètement avoir été nazis. Ensuite, faire indiquer par la presse que Brad a aussi joué un vampire et un terroriste de l'IRA, et qu'il est toujours totalement mignon. Et finalement faire faire immédiatement à Brad un autre film dans lequel il a une liaison avec une des filles Von Trapp, l'aide à s'échapper d'Allemagne, et travaille sur l'arrangement choral d'"Edelweiss". Quand j'ai lu la copie de Mitchell j'étais si fière, parce que je sais que les diplômés de Trump-Sony ont continué vers les écoles de l'Ivy League et les départements de publicité des majors. Mitchell est rentré à la maison en courant avec un A-plus, en hurlant, "J'ai reçu un appel de Marv Albert !" C'est mon bébé, à mon avis.

LIBBY GELMAN-WAXNER
Illustration de ROBERT DEMICHIELL



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Traduction de jbr.